samedi 3 janvier 2009

FRANCE PASSENGER - ARSENAL DE LA MARINE NATIONALE À BREST / FINISTÈRE BRETAGNE


Images courtoisie - lavenmax

Salut Passengers!


Je vous présente aujourd'hui par ces images d'une vidéo promotionnelle de la Marine Nationale un des arsenaux que j'ai frequenté lors de mon passage en formation dans la "Royale" entre 1986 et 1988, ou j'ai appris le métier de Manoeuvrier sur des embarcations allant du zodiac au porte avion.

Ayant eu la chance pendant ces deux années de pouvoir conduire ces engins sur les différents océans de notre globe avec des équipages différents composés majoritairement de Bretons, j'y ai fait la connaissance pendant cette période de nombreux amis qui vivent aujourd'hui encore paisiblement dans cette belle région de Bretagne. Ce message leur est dedié du coté de Brest et de Lorient où mes souvenirs ne les ont pas oubliés...

Decouvrez maintenant plus d'informations sur cet arsenal Breton au travers de ce reportage réalisé en WEB 2.0 - Carpe Diem Passengers - JPFG 2009

L'arsenal de Brest

est un ensemble d'installations militaires et navales située dans la rivière Penfeld, à Brest, dans le Finistère, en Bretagne (France). Il est situé à 48°23′12″N 4°29′48″W / 48.38667, -4.49667.

Plan schématique de l'Arsenal de Brest

Historique

Chronologie

  • 1631-1635 Début des bases de l'infrastructure portuaire.
  • 1674 Apparition des Magasins aux Poudres, de la Cordellerie et de l'Hôpital Militaire.
  • 1683 Création de la forme de Troulan.
  • 1746 Création des trois formes de Pontaniou à proximité des forges des ancres et des constructions navales.
  • 1752 Construction du Bagne détruit en 1947.
  • 1807 Construction du Bâtiment aux Lions abritant les magasins de l'arsenal.
  • 1822-1827 Construction du Bassin 6 au Salou.
  • 1858 Appropriation par la Marine nationale des quais Tourville et Jean Bart.
  • 1864-1865 Construction du Bassin 7 au Salou.
  • 1865 Fermeture du port de la Penfeld aux bâtiments de commerce : le port devient militaire.
  • 1889-1896 Construction de la Jetée Sud (1 500 m).
  • 1895-1900 Construction de la Jetée Ouest (200 m).
  • 1899-1902 Transformation des quatre formes de Pontaniou en deux larges bassins, actuellement dénommés Bassin 2 et Bassin 3.
  • 1900-1905 Prolongement de la jetée Sud sur 750 m.
  • 1905 Construction du Quai d'Armement.
  • 1910 Installation de la Grande Grue.
  • 1910-1916 Creusement des deux bassins de construction et de radoub de Laninon, actuellement dénommés Bassin 8 et Bassin 9.
  • 1911 Comblement du terre-plein du Château.
  • 1918 Construction du Quai des Flottilles.
  • 1931-1933 Fermeture de la passe ouest.
  • 1938 Début des travaux de construction du Bassin 10 de Laninon (travaux abandonnés pendant la guerre).
  • 1940 Construction de la Base Sous-Marine durant l’occupation allemande. Le port militaire devient une importante base stratégique du Reich.
  • 1963-1964 Élargissement de la jetée.
  • 1969-1970 Construction des épis porte-avions 3 et 4.

Quais, épis et jetées

Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc amarré rive gauche de la Penfeld, en aval du pont de l’Harteloire. Les fonds sont trop faibles pour que les navires puissent être amarrés au plus près des quais, qui courent pourtant tout le long de la rivière. Au fond, l'église Saint-Louis, à droite, le viaduc de la grue revolver.

Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc amarré rive gauche de la Penfeld, en aval du pont de l’Harteloire. Les fonds sont trop faibles pour que les navires puissent être amarrés au plus près des quais, qui courent pourtant tout le long de la rivière. Au fond, l'église Saint-Louis, à droite, le viaduc de la grue revolver.

Quais de la Penfeld

La Penfeld, dans l'enceinte du port militaire, est quasi-intégralement bordée de quais, qui présentent cependant l'inconvénient majeur de ne pas être accostables directement en raison du niveau du rocher qui découvre en de nombreux endroits à marée basse. Aussi des postes sont-ils aménagés, principalement en rive gauche, au moyen de ras débordoirs, afin de permettre à certains « petits » navires de stationner en Penfeld, et d'utiliser certaines installations comme la grande grue.

Peu utilisés en amont du Pont de Recouvrance, ces postes accueillent cependant en aval de ce pont les vieux gréements de la marine, la batellerie du port et les transrades assurant les services entre Brest et la presqu'île de Crozon.

Quai d'armement et quai oblique

Ces deux quais se situent entre le bassin 9 et l'épi de Laninon. Ils sont desservis par 5 grues. Les derniers remaniements importants datent de la reconstruction des bassins de Laninon, dont l'allongement a modifié le tracé du quai oblique.

Ces quais servent à la finition avant neuvage des navires neufs construits à Brest (dernièrement, le Mistral et le Tonnerre), au stationnement des grandes unités de la marine nationale (notamment la Jeanne d'Arc), et à l'entretien à flot de tout type de navire.

Quai des Flottilles

Bordé de 8 lignes de pontons lancées perpendiculairement à la magistrale du quai, ce quai est la zone privilégiée pour le stationnement des unités de la marine nationale basées à Brest (en particulier, chasseurs de mines, avisos, bâtiments-école…). Deux lignes de pontons, parallèles, sont embossées devant la base sous-marine et ont un rôle similaire.

Les épis porte-avions

Au début des années 1960, la France faisait partie de l'OTAN. En tant que telle, la France se devait de prévoir les infrastructures d'accueil des bâtiments des marines alliées, en particulier les porte-avions américains. À l'intérieur de l'Arsenal de Brest, cela devait se caractériser par la création de quatre épis porte-avions.

Ces quatre épis devaient être accolés à la jetée sud du port militaire, parallèles les uns par rapport aux autres, disposés en biais par rapport à la jetée et enracinés tous les 250 m environ, le premier épi étant enraciné à environ 600 m de l'enracinement de la jetée. Leur longueur commune de 270 m et la profondeur disponible à leur droit devait permettre d'accueillir les plus grands bâtiments des marines alliées, en particulier les porte-avions, d'où leur nom.

Les travaux commencèrent en 1964 par l'élargissement de la jetée entre son origine, près de la base sous-marine, et le point où doit s'enraciner l'épi n°4, afin de permettre la desserte routière des épis. Enfin, en 1969/1970, les travaux des épis proprement dits commencent. Seuls les deux épis les plus à l'est, numérotés 3 et 4, sont en réalité construits. Entre temps, la France s'est en effet retirée de la structure militaire intégrée de l'OTAN et de sa direction en 1966. Les épis porte-avions ne sont donc plus prévus pour accueillir les navires de la flotte alliée, mais uniquement les navires français. Et dans cette optique, deux épis seuls suffisent.

Aujourd'hui, Brest n'est plus port-base pour un porte-avions français. Leur utilité se limite à l'accueil de grands navires comme le Monge, de bateaux alliés en escale ou de coques en déshérence, comme celle du Clemenceau. Le long de la jetée, les réservations faites pour l'accueil des épis n°1 et 2 sont encore discernables.

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