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mercredi 30 juillet 2008

La libération d'Ingrid Betencourt par l'armée Colombienne (2 juillet 2008) - Video INA 7.8

Salut Passagers!
Ce reportage vise à expliquer l'opération de libération menée par l'armée colombienne, véritable coup de "bluff" qui a permis de sauver plusieurs otages. 
Commentaire sur images de synthèse reconstituant les grandes étapes du sauvetage par l'armée colombienne, de caméra cachée, et d'archives alternant avec le récit de l'opération, tel qu'il a été vécu, par Ingrid BETANCOURT le 2 juillet 2008.  



L'armée colombienne a libéré 15 otages des FARC, dont Ingrid Betancourt et trois Américains. Le ministre de la Défense Juan Manuel Santos en a fait l'annonce mercredi lors d'une conférence de presse.
Parmi les otages libérés figurent les trois sous-traitants militaires américains aux mains des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et 11 soldats et policiers, outre la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidence de Colombie, a-t-il précisé.
L'opération n'a fait aucune victime, a-t-il ajouté.
Selon le ministre, le groupe a été libéré lorsque des commandos de l'armée colombienne ont infiltré un groupe des FARC, appartenant au cercle de sécurité guérillero encerclant les otages, dans l'est de la Colombie. 
Ils auraient réussi à attirer les guérilleros dans un piège. 

Ingrid Betancourt, âgée de 46 ans, et les trois mercenaires américains étaient l'une des cartes et monnaie d'échange les plus importantes pour des FARC en perte de vitesse, déjà affaiblies par l'assassinat par l'armée colombienne de leur numéro deux Raul Reyes début mars lors d'un raid en Equateur, puis par la mort de leur chef historique Manuel «Tirofijo» Marulanda.
Un guérillero répondant au nom de guerre de «César», et les trois membres de son groupe ont été arrêtés au cours de l'opération de libération, et seront «remis aux autorités judiciaires», a ajouté le ministre.
Selon le ministre, les commandos du renseignement militaire ont infiltré les rangs de la guérilla, leur faisant croire que les otages allaient être transférés par hélicoptère auprès d'Alfonso Cano, nouveau chef des FARC. Encerclés par l'armée, le chef du groupe et les autres guérilleros se sont rendus sans combattre.
Ingrid Betancourt, les Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, ainsi que les autres otages, tous «sains et saufs», ont été emmenés à San José del Guaviare pour monter à bord d'un avion qui les emmenait vers la base aérienne de Tolemaida, à 100km au sud de Bogota.
Le président Alvaro Uribe se rendait sur la base militaire pour y rencontrer les otages, a déclaré sur CNN César Velasquez, porte-parole de la présidence, évoquant un «exercice de renseignement brillant, sans un seul coup de feu tiré».
Les forces colombiennes ont décidé de «ne pas attaquer» le reste du groupe chargé de garder les otages, a ajouté Santos. «Nous respectons leurs vies dans l'espoir qu'en retour les FARC libèrent les autres otages».
Selon Astrid Betancourt, la soeur d'Ingrid, interrogée sur RTL, «le ministre de la défense m'a parlé personnellement. Je l'ai eu au téléphone, il ne peut pas mentir quand même!». Elle a fait part de son «immense bonheur».
L'ex-otage Luis Eladio Pérez, ancien compagnon de captivité d'Ingrid Betancourt, libéré en février 2008 et qui avait tenté de s'évader avec elle en 2005, a exprimé sur les ondes de CNN en espagnol son «respect aux forces militaires et au président Alvaro Uribe». «Nous nous sommes toujours opposés aux tentatives de libération par la force, craignant que cela occasionne la mort des otages», a-t-il déclaré.
Clara Rojas, directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, enlevée avec elle et libérée en février avec quatre autres otages grâce à la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez, a estimé sur la chaîne du câble argentine TodoNoticias que «vu les circonstances, on dirait qu'(elle) va mieux qu'on ne le pensait».
Désormais, a-t-elle ajouté, «je crois que les FARC vont devoir voir comment se rapprocher (...) pour une sortie négociée du conflit en Colombie».
Ingrid Betancourt avait été enlevée par les FARC le 23 février 2002 en compagnie de Clara Rojas par la guérilla près de Florencia, à 600km au sud de Bogota.
Les trois Américains, travaillant pour Northrup Grumman Corp. sous contrat avec le Pentagone, ont été capturés un an plus tard, après que leur avion de surveillance anti-drogue se soit écrasé dans la jungle. Ils étaient les plus anciens otages américains dans le monde.
Comment l'armée a libéré Ingrid Betancourt ?
L'opération de libération des otages des FARC semble tirée du meilleur scénario hollywoodien, estime l'hebdomadaire Cambio. Rien ne manque: interception de conversations téléphoniques, infiltration, imitation de voix... Description d'un épisode digne de Mission : Impossible.
Le président colombien Alvaro Uribe survolait le fleuve Magdalena, entre Puerto Wilches y Barrancabermeja [nord de la Colombie], lorsqu'il a reçu un appel du ministre de la Défense, Juan Manuel Santos. La conversation, noyée dans les bruits du moteur de l'hélicoptère, a duré une minute. "Nous venons de libérer Ingrid Betancourt, les trois otages nord-américains et onze compatriotes", a ensuite déclaré le président à ceux qui l'acompagnaient.

Ce qui s'est passé ce mercredi 2 juillet est digne du cinéma. La libération des otages s'est déroulée sans qu'un seul coup de feu soit tiré et sans effusion de sang. Les responsables de ce que l'on retiendra comme le plus grand exploit militaire de l'histoire récente de la Colombie sont des membres d'un détachement des forces spéciales et du renseignement militaire. Ils ont agi avec la patience et l'habileté d'un joueur d'échecs, jusqu'à l'aboutissement de la mission "Jaque" [en espagnol, le "échec" de "échec et mat"]...

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